La réforme de la facturation électronique française entre dans sa phase concrète.
À partir de septembre 2026, toutes les entreprises devront émettre et recevoir leurs factures via des Plateformes Agréées (PA), selon des formats structurés et interopérables.
Dans ce contexte, une information mérite l’attention : Odoo figure désormais dans la liste officielle des plateformes agréées immatriculées publiée par l’administration fiscale française.
Ce référencement marque une étape importante dans le positionnement d’Odoo au cœur du futur dispositif français.
Plateforme Agréée : ce que cela signifie réellement
Être immatriculé comme PA ne signifie pas être immédiatement pleinement agréé et opérationnel.
Le processus d’agrément prévu par l’administration fiscale française se déroule en plusieurs étapes :
dépôt d’un dossier complet,
immatriculation officielle,
phase de tests techniques et d’interopérabilité avec le Portail Public de Facturation et les autres PA,
validation finale.
À ce stade, Odoo est donc immatriculé mais doit encore passer l’ensemble des tests requis pour obtenir l’agrément définitif.
C’est le cas de la très grande majorité des acteurs actuellement présents dans la liste publiée par la DGFiP.
Ce point est essentiel : il ne s’agit ni d’un retard, ni d’une exception, mais du processus normal prévu par la réglementation.
Un point souvent oublié : Odoo a déjà de l’expérience terrain
L’inscription d’Odoo comme PA en France ne part pas d’une page blanche.
L’éditeur dispose déjà d’un retour d’expérience concret en matière de facturation électronique, notamment dans d’autres pays européens.
Le cas de la Belgique (en bref)
Depuis le 1er janvier 2026, la facturation électronique structurée est obligatoire en Belgique pour les échanges B2B entre entreprises assujetties à la TVA.
Les factures doivent être échangées sous un format conforme à la norme européenne EN 16931, principalement via le réseau Peppol.
Dans ce contexte, Odoo est déjà utilisé par des entreprises belges pour émettre et recevoir des factures électroniques conformes, directement intégrées dans l’ERP :
génération de factures structurées,
envoi et réception via Peppol,
intégration comptable automatisée.
L’intérêt de cet exemple n’est pas de comparer les modèles belge et français, mais de souligner un point essentiel :
Odoo aborde la facturation électronique avec une expérience opérationnelle réelle, et non comme un sujet purement théorique.
Ce que cela implique pour la France
Même si l’architecture française (PA, annuaire, e-reporting) diffère de celle de la Belgique, la logique de fond reste la même :
données structurées,
échanges normalisés,
automatisation des flux.
L’expérience acquise par Odoo dans des pays déjà passés à l’e-invoicing obligatoire renforce la crédibilité de sa démarche en France.
Son immatriculation comme PA s’inscrit dans une trajectoire progressive, avec des étapes clairement identifiées.
Pour les entreprises utilisatrices, c’est un signal important :
👉 la conformité ne se jouera pas sur un “connecteur de dernière minute”, mais sur la capacité de l’ERP à intégrer nativement ces nouveaux flux.

Conclusion
L’entrée d’Odoo dans la liste des Plateformes Agréées immatriculées constitue une avancée structurante à l’approche de 2026.
Elle ne signifie pas un agrément immédiat, mais l’engagement formel d’Odoo dans le processus officiel, avec les tests et validations à venir.
Combinée à l’expérience déjà acquise dans d’autres pays européens comme la Belgique, cette démarche positionne Odoo comme un acteur crédible de la facturation électronique de demain.
Pour les entreprises françaises, le message est clair :
anticiper maintenant, c’est éviter une mise en conformité subie plus tard.